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Caisse de grève du syndicat basque ELA pour tenir les grèves jusqu’à la victoire

Caisse de grève du syndicat basque ELA

pour tenir les grèves jusqu’à la victoire

Ane Zelaia, responsable de la syndicalisation au sein du syndicat basque ELA

Certes, il est difficile de tenir une grève longue : on ne connaît pas l’issue, on a peur des conséquences, et les disputes entre collègues peuvent commencer à tout moment… Mais surtout, on est soudainement sans salaire pour vivre. Et, bien sûr, la direction de l’entreprise le sait. Ils savent que les travailleurs ne peuvent pas tenir une grève longtemps, alors ils céderont le plus tôt possible. Ils savent que les travailleurs seront forcés d’accepter n’importe quelle offre sur la table des négociations si la direction tient juste assez longtemps.

C’est là qu’intervient la Caisse de grève du syndicat basque ELA (Solidarité des Travailleurs et Travailleuses Basques). Cette Caisse est un outil de solidarité que chaque syndicat devrait envisager de constituer. Nous avons maintenant 101 000 membres, dans un très petit pays, d’un peu plus de 2 millions d’habitants. Les adhérents du syndicat paient une cotisation mensuelle de 23 €uros, dont 25 % vont directement à la Caisse de grève.

La Caisse est activé automatiquement dans toutes les grèves (à la demande des grévistes, pas par le syndicat), et l’accès à la Caisse de grève est un droit pour chaque adhérent.e.

Si une grève dure plus de 3 jours, la Caisse est immédiatement activée, allant jusqu’à verser 1.163 €uros/mois aux grévistes. La lutte peut ainsi continuer en permettant aux travailleurs de joindre les deux bouts.

23 €uros c’est bien sûr une cotisation plus élevée que ce qui est prélevée habituellement dans les syndicats. Mais, encore une fois, plus de 101.000 travailleurs, de tous les secteurs (sidérurgie, soins, santé, éducation, nettoyage, commerce…) la paient chaque mois, sachant que cet effort supplémentaire permettra à d’autres travailleurs de se battre, de résister.

La décision de continuer à alimenter la Caisse ne se fait pas sans difficultés. Les syndicats ont toujours du mal à trouver des ressources, et gagner des membres serait plus facile avec une cotisation moins chère. Mais c’est une décision réfléchie : nous croyons fermement à la valeur et à l’importance de faire grève pour 3 raisons :

1. Certaines victoires, généralement les plus importantes, ne sont possibles que grâce à une grève.

2. Toute grève crée un précédent, tant pour les travailleurs que pour la direction de l’entreprise.

3. Les grèves renforcent notre identité de classe. Elles nous montrent de quel côté nous sommes.

Grâce à la Caisse, et grâce à la solidarité mensuelle de plus de 100.000 syndiqués, plus de 13.000 adhérent.es ont fait grève avec nous depuis 2017.

Nous avons eu des grèves qui ont duré 6 mois, 9 mois, voire 2 ans. Cela envoie un message puissant à toutes les directions d’entreprises du pays. Cela veut dit « Nous le ferons et nous ne reculerons pas ».

Le montant exact de notre Caisse est l’un des secrets les mieux gardés de notre pays. Celui que le gouvernement et les directions tentent depuis longtemps de percer. Mais, bien sûr, notre avenir réside dans cette Caisse. L’avenir de milliers de travailleurs en dépend. Cela restera donc secret.

Elle est assurément puissante et active, permettant à notre pays, notre petit pays, d’être celui où il y a le plus de grèves en Europe.

Comme je l’ai déjà dit, la Caisse de grève est un formidable outil de solidarité. Une stratégie syndicale est conditionnée par ses outils. La création de cet outil il y a 45 ans était une décision stratégique qui a été confirmée à chaque étape historique de notre confédération.

La Caisse de grève garantit une alternative. Pourquoi ? Parce que c’est puéril de penser que les grèves se gagnent juste parce qu’on a raison, ou parce qu’on est du bon côté de l’histoire.

Les grèves sont gagnées lorsque les travailleurs résistent et lorsque les entreprises savent que les travailleurs peuvent, de fait, résister. La perte de salaire pendant une grève est le plus gros fardeau pour les travailleurs, et la Caisse cherche à créer un minimum d’équilibre entre des forces initialement déséquilibrées en faveur des directions d’entreprises.

Les résultats des grèves sont évidents : nous obtenons plus d’accords et des meilleurs accords.

Les accords dépendent du résultat de ces grèves, et c’est la mission d’un syndicat de les renforcer. Et ce n’est pas seulement la capacité de gagner les grèves. L’existence même de la Caisse évite des grèves et aide à obtenir des contrats incroyables, simplement parce que la direction sait avec certitude que nous résisterons et que nous pouvons mener une grève longue. Et dans les grèves que nous ne pouvons pas éviter, nous avons la capacité de tenir jusqu’à ce que l’offre qu’ils mettent sur la table corresponde exactement à ce que nous avons demandé.

La Caisse est un message pour chaque entreprise du pays. La Caisse est la raison pour laquelle les salaires et les conditions de travail sont bien meilleurs au pays basque que dans le reste de l’Espagne. Parce que nous ne sommes pas obligés de signer des accords au rabais. Parce que nous avons une alternative.

Nous ne pouvons pas et ne voulons pas dépendre de la charité et des collectes de fonds à chaque grève. Nous voulons que chaque membre sache que, s’il en a besoin, il y a plus de 100 000 camarades qui les soutiennent.

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+ de syndicat
+ de victoires !

+ de syndicat
+ de victoires !

L’unité syndicale avec les syndicats d’accompagnement du capitalisme CFDT, UNSA… permet aujourd’hui de mobiliser largement, même des salariés qui n’ont pas l’habitude de faire grève. Ce front unique au démarrage tient sur la revendication minimale de retrait du projet du gouvernement.

Si la mobilisation permet cette victoire, il est bien sûr alors possible d’aller plus loin et de gagner sur des revendications offensives et révolutionnaires comme une Sécurité Sociale unifiée et améliorée.

Les journées des 19 et 31 janvier ont amené des travailleurs qui n’ont pas l’habitude de faire grève à se mobiliser dans plein d’entreprises.

C’est l’occasion pour notre classe de développer son organisation et de faire reculer les déserts syndicaux. L’expérience le prouve, il est plus facile de lancer la grève quand on a déjà un syndicat actif dans l’entreprise.

Plus les syndicats seront forts, c’est-à-dire présents avec des équipes syndicales et des adhérents dans un maximum d’entreprises, plus nous pourrons facilement lancer la grève reconductible dans un maximum de secteurs professionnels pour qu’elle se généralise, bloque l’économie et fasse céder le patronat et son gouvernement.

C’est donc le moment de faire des adhésions dans les syndicats et créer de nouveaux syndicats là où ils n’existent pas. C’est le moment d’aider les syndiqués isolés et les petites équipes pour développer le syndicat. Organisons des tournées syndicales dans les entreprises et des permanences d’accueil dans nos unions interpro.

Les caisses de grève sont également un outil indispensable pour soutenir la grève reconductible et donner confiance aux salariés pour s’y engager. L’exemple du syndicat basque ELA qui a une caisse de grève depuis 45 ans est à suivre. Le Pays basque est aujourd’hui le pays où il y a le plus de grèves en Europe et le plus de victoires.

Nous devons en mettre en place dans tous les syndicats, les fédérations et les confédérations et l’utiliser avant tout de manière stratégique pour développer la grève : en ciblant les plus précaires qui ne feraient pas grève sinon, et la mettant au service d’actions de solidarité matérielle (repas communs, déplacements vers des boîtes non mobilisées…).

Ne perdons pas de temps dans la multiplication des actions de visibilité, concentrons notre activité militante pour accumuler des forces et développer notre contre-pouvoir syndical qui assurera des victoires futures… jusqu’à la révolution !

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Retours sur la grève pour les retraites (2019-2020)

Cette brochure sort au moment où Macron pousse une seconde contre-réforme des retraites. Elle reprend des articles parus dans la revue La Révolution prolétarienne pendant le mouvement social contre sa première tentative d’attaquer notre système de retraites…

La brochure aborde les moyens de généraliser les grèves et aussi de les tenir par les Caisses de grève.

Pour la télécharger :
https://revolutionproletarienne.wordpress.com/2023/01/17/retours-sur-la-greve-pour-les-retraites-2019-2020/

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La Révolution prolétarienne N° 818

Au sommaire de notre numéro de septembre 2022 :

  • Luttes nécessaires (éditorial, S.J.)
  • le 25° congrès de FO : l’unité et après ? (Michel Kerling)
  • Les publicités dans les publications de la CGT (Michel T. et Baptiste)
  • Criminalisation des luttes en Italie (S.J.)
  • Le syndicalisme face à l’extrême droite (Pierre Loinod)
  • Brèves : Contre le maharaja, la solidarité interprofessionnelle | Rassemblement intersyndical à Genève contre la répression en Iran
  • Grève reconductible ! Les travailleurs sans-papiers la font
  • Le syndicalisme dans la guerre en Ukraine (Christian Mahieux et Julien Troccaz)
  • Devant la double besogne des camarades ukrainien·ne·s, solidarité ! (Daniel Guerrier)
  • La guerre d’agression impérialiste de la Russie (Ashley Smith, suivi d’un extrait de Timofeï Sergueïtsev, traduction Miguel Chueca)
  • Simone Weil, le syndicalisme et La Révolution prolétarienne (Charles Jacquier), suivi d’un extrait de Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale et d’une recension du livre par Daniel Boitier.
  • La classe ouvrière n’est pas d’acier (collectif slovaque Karmina), suivi de l’extrait Au Brésil : L’autodiscipline dans la lutte contre la pandémie (João Bernardo)
  • Revues : Quel Sport ? n°37-38 (L.S.)
  • Géopolitique des axes de pouvoir (Jacques Demorgon)
  • Livres : Jean Jacques, Luttes sociales au temps des corporations (C.J.); Alain Testart, Les chasseurs-cueilleurs ou l’origine des inégalités (S.J.); Mohammed Harbi, L’autogestion en Algérie. Une autre révolution ? (Christian Mahieux); Jean-Marie Brohm, Le Mythe olympique (C.J.); Andreï Kourkov, Les abeilles grises (François Roux)
  • Nos amis publient : La Bataille du salaire féminin
  • La France, une puissance coloniale du 21ème siècle : la preuve par dix (Christian Mahieux, suivi d’un extrait de C’est quoi le colonialisme aujourd’hui ?)
  • Extraits d’un entretien avec Xavier Crépin, traducteur de Racecraft
  • Les Indélicats : une explosion très politique de talents (Pascale Brun)
  • Lettre d’Amérique : Syndicats : la lutte continue. Démocratie : menace accrue. Épidémie : criminels impunis.
  • Morceaux choisis : Paul-Louis Landsberg; Catherine Liu; Cornélius Castoriadis; Günther Anders; Ander Berrojalbiz, Séverine Deneuil et Javier Rodriguez Hidalgo
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COMMUNIQUE DE L’UNION LOCALE CGT DE GUINGAMP contre l’extrême-droite

A l’appel de divers groupuscules fascisants et du Rassemblement National un rassemblement est prévu samedi 17 septembre devant la mairie de CALLAC. Les trublions d’extrême droite attaquent le projet porté par la municipalité et une association de soutien aux réfugiés d’aménager un bâtiment désaffecté en lieu d’accueil visant à permettre une socialisation de personnes étrangères fuyant pour diverses raisons la guerre, la misère, le service militaire forcé, et toutes les discriminations.


La CGT  a toujours combattu l’extrême droite et ses idées fascisantes. D’ici ou d’ailleurs, les immigrés font partie de la grand classe des opprimés et exploités, c’est notre classe.
Personne ne résoudra les crises économiques, sociales et  environnementales en dressant les populations les unes contre les autres.
La CGT Guingamp appelle  donc à répondre favorablement à l’appel initié par un collectif d’habitants de CALLAC, le CVA 22 et d’autres organisations. Un rassemblement est organisé par un collectif d’habitants de CALLAC, le CVA22 et d’autres organisations devant la salle des fêtes de CALLAC à 11h00 ce samedi 17 septembre. 


NO PASARAN… 

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Charte d’Amiens

Article 2, constitutif de la CGT, modifié par le IXe Congrès de la Confédération,

Amiens, du 8 au 16 octobre 1906

Le Congrès confédéral d’Amiens confirme l’article 2, constitutif de la CGT.

La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat… ;

Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ;

Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique :

Dans l’oeuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. ;

Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’oeuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale ;

Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d’avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait, à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat ;

Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors ;

En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu’afin que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale « .

Résultats du vote : Pour 830 – Contre 8 – Blanc 1

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La petite clinique qui a fait plier Ramsay

Le personnel de la clinique psychiatrique nantaise n’en revient pas d’avoir tenu si longtemps, et d’avoir fait plier le groupe australien Ramsay.

Elles sont arrivées avec la pancarte du jour « Clinique du Parc, 35e jour de grève », en ajoutant un sous-titre oral « dont 29 consécutifs »… Ce n’était pas prévu, mais ce 15 octobre la soirée de soutien a aussi été l’annonce de la fin de conflit. Elles réclamaient 100 € d’augmentation, elles ont signé pour 60 € net, une prime « exceptionnelle » de 100 €, plus un accord sur la prime habillage/déshabillage, inscrite dans la convention collective, mais jamais versée, et une prime à l’intéressement.

« Physiquement, moralement et financièrement, ça commençait à être dur même si nous avons eu énormément de soutien. On en est à plus de 9000 messages sur notre groupe WhatsApp », note Fanny, secrétaire administrative depuis 11 ans. « Nous ne voulions pas un résultat clivant, excluant. C’était la même chose pour tout le monde, point barre : agents de service, administratifs, soignants, même le cadre qui n’a jamais été en grève… » Fini la musique sur le piquet de grève, les confettis, les délires au mégaphone.

La suite ici :
https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/la-petite-clinique-qui-a-fait-plier-ramsay-10198305

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